Cette pluie devient de plus en plus dense; elle obstrue le passage des rues aux habitants et fait effondrer les toitures. Une odeur nauséabonde remplit l'air, à cause du gaz sulfureux qui s'échappe du volcan. Il pleut même des roches. Les habitants se protègent la tête avec ce qu'ils peuvent. Certains prennent la mer; d'autres s'enfuient dans la ville en courant. Des familles se réfugient dans la cave de leur maison. Soudain, à la vitesse de l'éclair, des cendres et des gaz, un peu plus chauds, envahissent la ville, tuant tout être vivant se trouvant sur son passage. La cendre ensevelit finalement toutes les victimes et la ville. En deux jours, Pompéï ainsi que les villes voisines d'Herculanum et de Stabies, furent ensevelies sous plusieurs mètres de matières volcaniques. De son existence, il ne subsistera qu'un vague souvenir, et l'on finit même par oublier son emplacement. Ce fut seulement au bout de quinze siècles qu'on en retrouvera les traces, lors de la construction d'un aqueduc. Une grande partie de la cité, dégagée des cendres qui la recouvraient, nous apparaît aujourd'hui, à 2000 ans de distance, parfaitement conservée et semblable à ce qu'elle était au moment de sa mort.
