Définition
Le
Knowledge Building International Project (KBIP) est un projet
international de la coélaboration de connaissances. Plusieurs régions
du globe sont impliquées, notamment le Québec, la Catalogne, la
Norvège, Hong Kong, les États-Unis, le Mexique et l’Italie. Le KBIP,
édition de l’année dernière (2007-2008) de cet effort international de
rapprochement des cultures de même que l’édition actuelle (2009-2010)
du projet s'intéresse à un problème d'envergure mondiale, soit les
changements climatiques. Le KBIP a pris forme à l'été 2007 au cours du
Knowledge Building Summer Institute à l'Ontario Institute for Studies
of Education (OISE)/Université de Toronto (UT) et répondait à des
besoins ÉÉR de niveau avancé.
Évolution du projet
Formation de partenariats classe(s)-classe(s)
Depuis
août 2007, des classes de partout s’impliquent dans KBIP. Les
enseignants qui manifestent leur intérêt à faire partie du projet sont
rencontrés pour voir dans quelle mesure ils veulent s’impliquer, et
comment ils souhaitent intégrer le KBIP à leur planification de l’année
scolaire (calendrier, curriculum, etc.). Quand un partenariat semble
possible pour une classe d’ici avec une école d’ailleurs, une rencontre
est planifiée entre les participants. Au fur et à mesure que les
premiers contacts sont créés, un calendrier de collaboration est
établi. Suivant cette rencontre, les enseignants du primaire et du
secondaire commencent à réfléchir aux questions liées à la
problématique générale des changements climatiques susceptibles
d'intéresser les élèves durant l'année scolaire 2007-2008 et explorent
les arrimages possibles avec le curriculum scolaire. De fil en
aiguille, d'autres enseignants se sentent interpellés par le projet et
manifestent leur intérêt à en faire partie. Thérèse Laferrière,
assistée par Christine Hamel (christime.hamel@fse.ulaval.ca) et Édith Bujold (edith.bujold@fse.ulaval.ca),
ainsi que Mireia Montane du ministère de l’Éducation de la Catalogne
coordonnent les initiatives locales et pilotent les partenariats en
émergence. C’est ainsi que se développent, par exemple, des liens entre
Hong Kong et Barcelone, entre Barcelone, la Norvège et le Québec, entre
le Mexique et le Québec, et ce, tant au primaire, au secondaire qu’à
l’université.
Fonctionnement
Dès
les premières semaines de l’année scolaire, les enseignants et leurs
élèves commencent à travailler au projet. Localement, ils utilisent le
Knowledge Forum (KF) pour travailler en réseau à coélaborer des
connaissances à propos des changements climatiques. À partir d’un
déclencheur choisi par l’enseignant, des questions sont formulées dans
le KF. Les élèves sont ensuite amenés à se prononcer sur la
problématique, le but étant de miser sur le coapprentissage et la
coélaboration des connaissances. Une fois la question de départ
explorée par les élèves et à la suite de l’amélioration des idées de
tous et chacun, les élèves sont invités à créer une note «Élever le
propos » où ils résument l’essentiel de leurs idées et de leurs
réflexions. C’est cette note qu’ils doivent présenter à leurs
partenaires des autres écoles ou des autres pays lors de sessions de
vidéoconférence qui se tiennent à la fin de chaque mois. Durant ces
sessions, les élèves viennent présenter les résultats partiels de leurs
recherches sur les changements climatiques. Par la suite, au terme de
ces rencontres entre les élèves de plusieurs pays, ils ont à réfléchir
aux commentaires et aux questions des autres groupes pour tenter
d’améliorer leur propre réflexion.
Les
14-15 et 23 mai 2008 a eu lieu la grande conférence internationale
entre les participants du KBIP de la première année. Lors de cette
rencontre, les communautés de coélaboration de connaissances émergentes
ont présenté leurs savoirs collectifs et ont interagi avec d'autres sur
les questions retenues comme étant les plus importantes. Ces journées
de vidéoconférence ont été un franc succès.
Dans
la première semaine d’août 2008, une classe des Laurentides de même que
quatre enseignants de cette commission scolaire et une de la commission
scolaire de Charlevoix se sont rendues au Knowledge Building Summer
Institute à Toronto, accompagnés par l’équipe de recherche-intervention
de l’ÉÉR. Durant cette semaine, ils ont rencontré les enseignants et
les chercheurs des autres pays qui ont participé à l’édition 2007-2008
du projet, mais surtout les jeunes d’Hong Kong qui, comme eux, ont
passé la dernière année à coélaborer à propos des changements
climatiques. Ils ont eu la possibilité d’échanger ensemble sur ce
thème, de cueillir des données directement sur le terrain, de les
analyser ensemble et, dès lors, de formuler plusieurs explications
quant à la relation entre l’environnement et la pollution de l’eau dans
un étang artificiel et un étang naturel de la région de Toronto.
C’est sur ces activités que les jeunes construisent pour leur édition
2008-2009 du KBIP. Dans la foulée du dernier Knowledge Building Summer
Institute, les autres classes de l’ÉÉR intéressées à commencer ou à
recommencer le projet ont été contactées, et les projets sont démarrés
de toute part du globe.
Le KBIP à ce jour
Depuis septembre 2007, des centaines d’élèves du primaire et du secondaire et des dizaines d’enseignants travaillent ensemble à ce projet. Ils bénéficient de l’aide de professeurs-chercheurs de l’Université Laval à Québec, de l’Université de Toronto, de l’Université Iberano-America à Puebla, et du ministère de l’Éducation de la Catalogne à Barcelone et de l’Université d’Hong Kong. Des dizaines de rencontres en vidéoconférence ont eu lieu, et déjà pour l’édition 2008-2009, les écoles participant à KBIP ont commencé leur projet dans le KF de même qu’en vidéoconférence.
Description du projet